Aller au contenu

Re:CHRISMAT

Re:CHRISMAT

Bonjour Christelle,

Je crois effectivement qu’il faut prendre la souffrance de votre fils très au sérieux. Le harcèlement et les humiliations pour les jeunes de cet âge sont très difficiles à vivre, et cela fait sans doute pour lui trop d’épreuves à surmonter tout seul.
Je pense qu’il faut le remettre dans une voie qui lui permette de se reconstruire ou de se construire avec sa personnalité et son surdouement qui n’a peut être pas été assez pris en compte. At-il vu un psychologue spécialiste de la précocité ? son pédo psy est-il bien au fait de tout ça ? Je vous pose la question car je pense effectivement qu’il lui faut une prise en charge, mais elle doit être intégrale et prendre en compte tout son passé (idées noires très jeune….) et ses capacités réelles (masquées par son mal-être).
Sans doute aurait-il besoin d’une pause par rapport à l’école qui a l’air d’être une grande source de souffrance pour lui.
Je ne veux pas dire qu’il faut arrêter l’école, mais éventuellement trouver une autre forme de scolarité ponctuelle qui lui permettre de se remettre et sortir du “négatif” (à domicile, à distance….). Cela mérite réfexion.
En bref, je pense qu’il serait bon de tout reprendre avec lui et un psy spécialisé avec qui il se sente bien et puisse parler et exprimer ses souffrances. De même pour vous, un point de vue extérieur auquel vous tenir vous serait certainement d’une grande aide et vous permettra de faire la part des choses entre autorité et complaisance, et de mieux comprendre votre fils.
Mon conseil en attendant est de discuter avec lui, de lui dire que vous avez entendu qu’il souffre et de lui faire part de votre décision (aide psy, comment…) pour l’aider à aller mieux. Par ailleurs, est-il bien informé sur la précocité ? Il est important pour lui aussi de bien comprendre tout ceci, de se reconnaître à travers tel ou tel profil. Vous pouvez l’inciter à lire des livres à ce sujet, aller sur des sites, voir des conférences, s’informer, de façon à ce qu’il puisse vous dire ce qu’il ressent, qu’il se reconnaisse, se sente compris.
Bon courage en attendant,
Françoise.