Tim2001, le 22 février 2016 à 22 h 32 min
Bonjour;
Notre files va avoir 15 ans. Testé EPI en CE1, il a intégré une établissement qui propose un cycle spécialisé. Il a donc suivi le CM1 et CM2 en 1 an. Problème : pour se rendre à cette école il avait plus d’1h30 de voyage en transport commun (train + bus)… Il a tenu une partie de la 6ème puis a commencé par ne plus aller en cours de façon de + en + fréquente. Nous l’avons rapatrié dans le collége public de notre secteur…. Désillusion : les 1ers mois stimulé par la nouveauté, les nouveaux copains (souvent les + chahuteurs d’ailleurs !), il a de nouveau refusé d’aller en cours. Depuis l’année dernière il a intégrer un dispositif qui associe une structure “psycho-médicale” de suivi d’adolescents en difficulté et le collège et lycée public. Du point de vue de sa sociabilisation, il a nettement progressé essentiellement avec les jeunes du centre médico-psychologique. Du point de vue de sa scolarité et malgré des aménagements de planning conséquents, c’est redevenu progressivement catastrophique. D’absence de quelques jours, puis de quelques semaines au début, notre fils n’a plus été en cours depuis novembre et refuse maintenant d’aller au centre. Il reste de nouveau (comme en 5ème et 4ème) cloitré à la maison, regardant des films et attendant avec une impatience souvent mal contrôlé de pouvoir jouer sur sa “Playstation” …
Il avait une passion le rugby… il excellait d’ailleurs … mais passant dans une catégorie supérieure son club a fusionné avec un autre… Impossible pour lui d’intégrer ce nouveau groupe…. il a abandonné.
Il est dans un état cumulant attitude dépressive, négative et refusant tout. Il n’a qu’un seul et inique ami.
Nous sommes aujourd’hui désemparés. Nous recherchons des solutions pour lui redonner goût à la vie, à l’apprentissage… Ses attitudes parfois très violentes (envers les objets) qui ressemblent à de grosses crises d’angoisse, nous inquiétent et plombent souvent l’ambiance familiale. Sa soeur de 11 ans, qui elle aussi est EPI -mais ne vit pas ces mêmes tourments- est son bouc émissaire; il la critique et la dévalorise systématiquement.
Nous habitons à 40 km au nord de Strasbourg. Nous recherchons des personnes avec qui échanger sur les solutions. Nous avons pensé à l’internat (mais dans quel établissement et le supporterait il ?), nous envisageons une scolarisation à domicile mais des accompagnants sont indispensables, car il n’est pas aujourd’hui suffisamment autonome et surtout motivé ou en état de travailler seul… Il a depuis l’âge de 4 ans été suivi par différents psychiatre mais je me demande si c’est vraiment ce type d’accompagnement qui lui correspond. Ils ne prennent pas compte de sa caractéristique d’EIP et un diagnostic de type “spectre autistique” a été posé.
Voilà… merci de vos témoignages, suggestions ou adresses
Anne et Vincent
,