Lolilune38, le 23 octobre 2018 à 9 h 05 min
Bonjour à tous,
je découvre le monde de la précocité intellectuelle après avoir longtemps fait de la résistance… et je voulais commencer par me présenter le plus brièvement possible (pourquoi je sens déjà que ça ne sera pas si bref que prévu ?) avant de sillonner les différente sections du forum.
J’ai 42 ans, suis mariée depuis 19 ans et maman de 5 enfants : 1 garçon de 15 ans et 4 filles respectivement âgées de 17, 13, 10 et 6 ans. J’ai moi-même été une enfant brillante scolairement (saut de classe en cours de CP et parcours scolaire toujours en tête de classe) et j’ai suivi des études d’orthophonie (passionnantes), métier que j’ai exercé durant 10 ans, jusqu’à la naissance de mon troisième enfant.
J’ai découvert dans mon parcours professionnel l’existence des enfants/adultes zèbres et touché du doigt la complexité de cet univers et ses intrication avec les troubles dys mais je ne me sentais pas spécialement concernée de façon personnelle…
… jusqu’à ce que notre fille aînée manifeste des signes évidents de souffrance psychique en fin d’école primaire : isolement, idée suicidaire… malgré une grande réussite scolaire. Le psychologue scolaire et les différents professionnels rencontrés ont tous évoqué ce possible diagnostic mais à cet époque, j’étais enceinte de notre cinquième enfant et peu disponible pour entamer des démarches chronophages. On s’est donc contenté d’un accompagnement psychologique qui a permis de passer le cap délicat.
Cependant, mon attention a forcément été alertée par cet épisode et j’ai ensuite posé un regard différent sur mon histoire (beaucoup de similitudes avec ma fille aînée) et sur mes enfants.
Je vous passe les multiples rebondissements pour en arriver à la situation actuelle : il semblerait que je sois moi-même HPI ainsi que trois de mes filles (l’aînée et les deux dernières) mais avec des profils très différents allant de la discrète à la provocatrice… ce qui nous procure un quotidien riche en émotions et sensations fortes !! Mais j’emploie le conditionnel car ce sont des diagnostics fortement évoqués par des professionnels mais jamais confirmés par des tests de QI.
Notre aînée traverse à nouveau une phase difficile car elle se sent tellement différente de ses camarades de classe et déploie une énergie folle pour s’adapter au groupe tout en se sentant toujours mal à l’aise dans la relation, percevant une forme d’inadaptation sociale avec ses pairs qui la décourage. Elle préfère de loin la compagnie des adultes et angoisse de ne jamais parvenir à nouer des relations équilibrées et sereines avec les autres. Je ne sais pas si le fait de la faire tester maintenant (elle a 17 ans) pourrait lui apporter une forme d’apaisement, l’aider à comprendre ses particularités de fonctionnement et ainsi à accepter sa singularité tout à l’inscrivant dans un univers où elle ne serait pas seule puisque je m’aperçois que le monde des HPI n’est pas si petit que cela !
Bon, question brièveté, c’est raté mais au moins, vous aurez un aperçu de ce qui ml’amène par ici !
A bientôt dans les autres sections du forum.