Chenowith, le 18 février 2019 à 0 h 32 min
Bonsoir à tous,
Je me décide à vous écrire ce soir car depuis quelques temps, comme certainement beaucoup de parents ici, je me pose quelques questions. Plusieurs fois, je me suis sentie déstabilisée par les réactions de mon fils (4 ans). Je ne vais pas vous faire un état de ce qu’il sait faire ou ne fait pas, car je n’ai pas vraiment de repères sur ce qui est « normal » ou ne l’est pas. Ce qui m’a fait plutôt franchir le pas, c’est une conversation (une de plus) que je vous retranscris :
– « Maman, comment fais-tu pour faire sortir ta colère ? »
– « Et bien quand je suis en colère, j’écoute de la musique par exemple et ça m’apaise. Pourquoi ? Tu es en colère toi ? »
– « Moi je suis triste et en colère. Mais quand je suis triste, je pense à toi et j’imagine un gros cœur qui sort de moi parce que je t’aime. Par contre, quand je suis en colère, je ne sais pas comment faire… Tu peux m’aider ? »
Outre une mémoire phénoménale, il imprime tout depuis ses 18 mois, ses souvenirs ont des couleurs, des odeurs et provoquent chez lui des émotions, de fortes émotions. Il est capable de passer du rire aux larmes et a un sens redoutable de la justice. Alors qu’il n’avait que 2 ans et demi, il s’est fermement interposé entre deux frères (4 et 6ans) qui se disputaient, pour leur expliquer qu’un jouet ça se partage, que l’on peut aussi jouer ensemble et que celui qui a commencé à embêter son frère n’aurait pas dû le faire… Son père et moi sommes restés comme deux ronds de flan face à son pouvoir de persuasion, sa prise de position et son langage… du haut de ses 2 ans 1/2. Son côté « donneur de leçon » nous a d’ailleurs dérangé quelques fois ! Il vit toutes les émotions à 300% et ça dure longtemps. Il comprend, intègre et décortique toutes les situations parfaitement mais il les traduit toutes de manière exacerbé, ce qui implique qu’il faille beaucoup beaucoup parler et souvent répondre à un grand nombre de questions parfois surréalistes.
Ce n’est à vos yeux certainement pas « inquiétant » ou synonyme d’une quelconque précocité, on pourrait simplement en conclure qu’il s’agit d’un enfant anxieux, si ce n’est que je me retrouve énormément dans ces traits de caractère et que je suis moi même HPI. Dire que j’ai énormément souffert de cette « différence » est un pléonasme, et j’en souffre encore aujourd’hui. Inutile de vous dire que mon plus grand souhait serait d’éviter une existence trop compliquée à mes enfants. Je fais donc appel à votre regard extérieur car j’ai peur que le mien soit tronqué, influencé par mes propres démons…
Que dois-je faire ? Comment l’aider à s’apaiser ?
Merci de m’avoir lue et merci d’avance pour vos précieux conseils.