Répondre à : S.O.S. Je ne sais plus quoi faire de mon fils de 12 ans!
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J’entends votre souffrance et je suis en empathie avec vous. Je pense que c’est une excellente chose que vous ayez un répit!
De mon avis qui n’a aucune espèce de légitimité, mis à part que j’ai été en burnout parental en décembre 2018, votre fils, malgré la souffrance et la frustration qu’il vit par rapport à son profil a intérêt à réussir à sortir de sa bulle ou de son cercle vicieux.
Je vous conseille quand vous aurez vous-même remonté la pente, d’être ferme avec lui pour lui expliquer avec bienveillance mais grande détermination que s’il vous épuise et qu’il ne se rend pas compte que ses parents sont les meilleures personnes pour s’occuper de lui, vous risquez de n’être plus opérationnelle pour lui et il aura tout perdu. Il va falloir être très déterminée à augmenter son empathie et lui faire sentir et appréhender vos limites (la maman, c’est le pilier familial), votre souffrance, et celle de son entourage qui ne comprend pas ce qu’il cherche quand il se comporte comme il le fait. “Pourquoi titilles-tu l’autre? Tu cherches quoi? Une mise en relation extrêmement maladroite? A combler une insécurité viscérale? Car ton comportement est inacceptable pour nous, pour le collège, pour la société dans laquelle tu vis, donc il va falloir qu’on trouve une solution qui nous permette de vivre ensemble! (sauf si tu veux essayer d’aller vivre sur une île déserte, et alors, faites-lui regarder le tombeau des lucioles!)”. Mettre en place un contrat familial avec objectif de progresser.
Il ne doit pas se sentir tout puissant et sans compte à rendre. La relation d’amour, si elle n’est pas évidente pour certains enfant peut aussi passer par des actes très pragmatiques si ça permet de leur faire mieux comprendre que les relations, ça se matérialise par des échanges de préférence agréables entre personnes. Si les seules interactions qu’il a sont catastrophiques, il va démarrer de loin, mais l’important c’est l’intention de progresser et de résoudre ses problèmes. Pour ça, il faut que vous posiez vos limites relationnelles et que ça soit facilement visualisable pour lui (un système de points, une barre de vie sur un grand tableau, que sais-je, ça dépend de sa manière de fonctionner). Et de jour en jour, l’objectif c’est d’avoir le moins d’interactions négatives et le plus d’interactions positives avec son entourage.
Quels sont ses besoins essentiels? Faites lui citer 2 besoins essentiels qu’il ressent vitaux. (C’est-à-dire que s’il n’a pas ces deux éléments dans sa vie, sa vie ne vaut pas la peine d’être vécue). Nous avons tous des besoins très différents, et c’est bien qu’il connaisse les besoins vitaux de son entourage et les siens (qui étonnement peuvent être très différents).
Vous pouvez lui faire un contrat : “Je promets de faire mon maximum pour… ” et des points d’amélioration que vous aurez identifiés en concertation avec lui et les professionnels de santé, et le reste de la famille. Le maximum de personnes au courant du contrat (le collège aussi), le mieux c’est. Et puis il faut mettre juste un ou deux trucs sur lequel il va concentrer son attention et son énergie. Il faut y aller pas par pas, petites victoires par petites victoires pour habituer son cerveau à tenir ses promesses par rapport soi-même. On commence par un truc facile et qu’on est sûr qui est à sa portée, et de semaine en semaine, on augmente la difficulté. Bon courage à vous, et prenez soin de vous pour pouvoir prendre soin des autres. On ne peut pas donner ce qu’on n’a pas.
