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KiWi a adressé une note au groupe
Le bébé surdoué il y a 6 ans et 3 mois À la naissance, lors de son premier bain à l’hôpital, il a hurlé si fort que la sage-femme a été surprise par une telle intensité en plaisantant qu’on l’entendrait sûrement jusqu’à l’autre bout du couloir. Le lendemain, une connaissance qui était venue en visite, après l’avoir pris dans les bras, avait fait une remarque par rapport à la manière dont elle se sentait fixée. Cette histoire remonte à plus de 17 ans, je ne me souviens plus très bien ce que j’ai éprouvé moi-même vis-à-vis de son regard.
Jusqu’à l’âge d’environ 3 mois, j’ai pu passer l’aspirateur sans problème quand du jour au lendemain, il a commencé à hurler chaque fois que je l’allumais. Aurait-il aperçu un objet disparaitre ? était-il devenu sensible au bruit ? Encore aujourd’hui, il est ophiophobe (peur des serpents). Il ne peut consulter un dictionnaire illustré que si les illustrations ont été retirées au préalable. De couleuvre à vipère, il y en a partout. Cela me consterne de devoir découper dans des livres.
Dès le départ, pas possible de prendre une douche hors de son champ de vue. Profiter de sa sieste n’était également pas envisageable car celle-ci toujours très courte était interrompue par le moindre bruit. La pédiatre assistée par une infirmière m’avait dit : Si votre bébé n’a pas faim, que sa couche est propre et qu’il est fatigué vous le déposez simplement dans son berceau et au bout de 15 minutes il s’endormira. J’ai suivi à la lettre les consignes, montre en main, après l’avoir laissé pleurer 15 minutes, je me suis dit qu’il avait peut-être besoin d’un peu plus de temps, plus le temps passait, plus j’essayais de me convaincre que cela se jouait peut-être à 5 minutes près. Finalement, après 45 minutes de pleurs, pleins de remords, je l’ai sorti de son berceau, et il s’est endormi directement dans mes bras.
La nuit aussi, je me souviens de crises violentes vers 6 mois qui le faisaient hurler pendant 10 à 20 minutes en pleine nuit, toutes les nuits. J’avais pensé à un problème gastrique, genre intolérance au lactose ou autre. Mais comme en journée il n’y avait pas de problèmes, je n’ai finalement jamais été consulter. Par la suite, je m’en féliciterai car c’est à la même époque, l’histoire remonte à 2002, que 229 enfants ont-ils été abusivement opérés « d’une malrotation intestinale » à l’Hôpital universitaire des enfants Reine Fabiola, 40 % seulement de ces interventions étaient justifiés. S’en est suivi un procès suite à plusieurs plaintes déposées par des parents persuadés que leur enfant a été abusivement opéré. En février 2008, le professeur De Laet sera inculpé de coups et blessures volontaires avec préméditation sur mineurs et de faux et usage de faux par le juge d’instruction bruxellois Olivier Anciaux. Placé sous mandat d’arrêt, il sera même brièvement incarcéré. Le collège d’experts mandaté par le juge d’instruction a conclu en substance qu’il n’y avait pas de malrotation avérée dans le cas des sept enfants opérés dont les parents ont porté plainte. Il déplore de surcroît la disparition, dans plusieurs cas, des protocoles opératoires et des clichés radiographiques. Et la nécessité d’opérer ne ressort pas de ceux qui ont été conservés.
Que faut-il retenir ? Quand un bébé pleure et que ses appels sont ignorés, son corps est inondé d’hormones de stress. Sur la durée, cela peut endommager son système nerveux central. Sa croissance et son potentiel d’apprentissage peuvent également s’en ressentir. Les conséquences corporelles et psychiques pourront peser sur eux leur vie entière. Laisser pleurer les enfants n’a absolument aucune valeur pédagogique.
Le meilleur conseil que l’on puisse donner aux parents est donc d’écouter leur instinct. Réagir aux cris et aux pleurs de son enfant est après tout un réflexe parfaitement naturel. Il est donc tout à fait logique que ce soit aussi le bon réflexe. Les contacts affectueux et attentifs sont bons pour le développement.
Le bébé qui pleure à simplement besoin d’être consolé par ses parents !!!
