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Activités

  • Nathalie a adressé une note au groupe Logo du groupe Aquitaine Enfants PrécocesAquitaine Enfants Précoces il y a 8 ans et 4 mois

    Bonsoir,
    J’ai découvert votre site il y a presque 3 mois maintenant. Grace à Françoise et à Sabine qui m’ont donné de précieux conseils et les coordonnées d’Amélie Bertin et après 6 mois à chercher pour comprendre, à me battre face à ces personnes “bienveillantes” qui me disaient que c’était moi qui ne faisait pas ce qu’il fallait, il a fallu pour cela que je prenne de la distance et donc m’isoler alors que j’avais tant besoin de soutien, enfin les réponses commencent à arriver. Après avoir vu une neuropsy mais qui a part me décrire les écarts entre les résultats obtenus et me dire que je transmettais mes angoisses à mon fils, j’ai enfin eu un vrai diagnostique par Amélie Bertin. Dès qu’elle a vu les résultats elle m’a parler de trouble visuo spatiaux et m’a confirmé qu’au vu des résultats mon fils était certainement précoce mais ne pouvait l’affirmer complètement car n’ayant pas fait les tests elle même et vu la différence entre les résultats il faudrait refaire les tests d’ici un an et demi pour être sure. Elle m’a donc envoyé voir une orthoptiste, les tests ont été fait en 2 fois et au 1er RDV il ressortait une dyspraxie sauf que au vu du 2ième RDV l’orthoptiste m’a dit qu’elle ne pouvait confirmer la dyspraxie car certains résultats sont très bons et d’autres moins bon avec des écarts importants mais qu’il était quand même dans la norme. Selon elle il faut continuer les tests neuros, ce fut à la fois un soulagement mais surtout une grande déception car enfin on pouvait mettre un nom et mettre en place des actes à l’école, et nous revoilà à la case départ. Je suis toujours aussi démunie devant l’attitude de mon fils. Même après avoir lu des bouquins, différents articles parus sur le site et ailleurs sur l’enfant précoce, je ne sais pas comment faire face à son refus de faire ses devoirs, face à ses colères dès que j’insiste pour qu’il écoute, il me parle mal et dès que je lui dis que je n’admet pas qu’il me parle comme ça, il dit que c’est moi qui lui parle mal (ce n’est jamais de sa faute mais toujours celle des autres). Il se frappe la tête, court en hurlant, parfois dit qu’il veut se tuer. Tout cela me tétanise et je n’arrive pas à gérer cette violence contre lui même et du coup je perds mon calme et tout cela fini dans les cris, les menaces de fessée, de punition pour finalement faire les devoirs (se sont les devoirs mais également tout ce qui engendre de la frustration ou ranger sa chambre, ou se laver les dents ou s’habiller… du coup tout est négociable). La moindre discussion, la moindre chose à faire est sujet à négociation. Il sait et je lui ai toujours dit que quoi qu’il se passe je serais toujours là pour qu’il suive à l’école et que je ne le laisserai pas tomber. Mais tout cela m’épuise et je culpabilise car j’ai l’impression que je ne fais jamais ce qu’il faut pour éviter ces négociations et conflits et dans les moments d’accalmie je me dis que ouf on tient le bon bout, il a compris, je le félicite pour ses efforts et bime ça recommence, ça ne dure jamais bien longtemps. Je suis en arrêt maladie car je suis épuisée, au bord des larmes, je n’ai plus d’appétit, je dors mal et je n’y arrive plus. Lundi 2 avril à été l’une des pires journées. Il avait des devoirs de musique à apprendre et des devoirs pour l’école et il n’avait pas envie, j’avais beau lui faire répéter, essayer de garder mon calme, d’être patiente, je voyais bien qu’il n’était pas à ce qu’on faisait. J’ai fini par lui dire que très bien si il ne voulait pas travailler je laissais tomber que je n’y arrivais plus, il s’est mis à hurler, à se taper, à me dire que je ne l’aimais plus, que je ne l’avais jamais aimé. J’ai essayé de le rassurer et de lui dire que je l’aimais mais que je n’avais plus l’énergie pour être tout le temps derrière lui pour qu’il face ce qu’il ne voulait pas faire ou pour s’habiller, se laver les dents, ranger sa chambre, se servir tout seul, s’habiller quand il faut s’habiller etc…. Et autour de moi je n’ai pas de relais car personne ne comprends ce que je vis et je vois bien dans les regards que les gens doutent sur ce que je dis, pensent que c’est normal de répéter à un enfant et n’ont pas envie de creuser d’avantage car j’ai l’impression que le mot précoce est quelque chose qui fait peur ou qui dérange. Si il y a des personnes qui habitent Bordeaux je suis preneuse de les rencontrer pour discuter et échanger, avoir des conseils. J’habite vers la gare pas loin du quartier Saint Michel et puis peut être pour que mon fils rencontre d’autres enfants qui lui ressemble car il a perdu ses amis et se sent rejeter, avec la maitresse c’est aussi compliqué, il la déteste et se sent incompris par elle. Je vous remercie d’avoir lu mon message jusqu’au bout. Nathalie maman (solo) de Louka (8 ans et demi)