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Répondre à : mon fils de 7 ans et demi

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Enfants Précoces Info Forums Mon enfant est-il précoce ? mon fils de 7 ans et demi Répondre à : mon fils de 7 ans et demi

Je comprends le paramètre fatigue et stress, mais est il réellement possible de passer un tel test sans que les paramètres stress et fatigues entre en jeux ? Hors cabinet, en discutant avec la psy qui a fait la passation de ma fille, elle disait qu’en entretien préalable il lui arrivait de refuser le passage d’un test si elle estimait qu’il n’avait pas lieu d’être ou de repérer des problèmes chez l’enfant qui pouvait perturber le passage de ce test et de proposer aux parents de faire ou de faire faire un suivi à leur enfant (elle fait très peu de suivi, elle n’a plus de créneau et prends que des cas “difficiles” elle oriente beaucoup les parents, ou dans le cas de ma fille qui n’a pas besoin de suivi, mais pour qui elle a eu un coup de coeur, elle reste sa référente si besoin) et bref de passer le test lorsqu’il sera prêt pour éviter tout mauvais diagnostique aux dépend d’un prix coûteux pour les parents. Après c’est vraiment du cas par cas, quand un enfant est en souffrance et que le début du processus commence par le passage du test, elle le fait bien entendu, que ce soit pour avoir un déblocage de l’enfant ou par ce qu’elle sent qu’elle ne sera pas entendu des parents qui focalise tellement sur la théorie de la précociét qu’ils ne seront pas capable d’entendre autre chose tant que le test n’aura pas été passé. Elle est très douée (bon ok elle est HP aussi) avec les enfants, elle arrive très bien sans passage de test a repérer les HP, elle nous l’a dit même avant passage du test, on va le faire, mais je vous le dit, c’est juste une formalité, car je peux d’ors et déjà vous dire que votre fille est HP, elle a le fameux radar ! lol !

Comme le témoigne Luciole, moi aussi sur le bilan de ma fille il est indiqué par exemple que le stress du chronomètre lors de l’item “cube” a perturbé ma fille, qu’elle s’est affolée, qu’elle donc perdu des points à cause du temps mais qu’elle a quand même réussi les figures bien au-dessus de son âge et que le score n’est pas témoin d’un soucis instrumental et elle a indiqué une note corrigée. Puis à la fin de l’IMT elle indique une qu’elle obtient un résultat bien supérieure à la moyenne à l’item “SLC” (je ne me rappelle plus de ce que c’est) mais qu’elle présente une grande fatigue et décide donc d’une pause avant de passer à l’IVT.

Mon neveu lui n’est pas allé au bout du test, il est dysgraphique, c’était éprouvant pour lui, il a dit STOP ! Il en a eu marre ! pas question pour lui de revenir, il s’est complètement fermé ! Le psy ( CMPP) ne l’a évidemment pas forcé, on est d’accord, il n’a bien évidemment pas pu calculer le QIT mais au regard de leur entretien, de la passation du test, de ses difficultés graphique et des résultats obtenus dans les subtest il a conclu à un fonctionnement à Haut Potentiel.

Le fils de mon amie à quant à lui passé son test avec la psy qui a fait sa passation, en 1 fois, ça a duré 3H il obtenu un QIT de 100 tout rond mais mis en évidence d’un TDA (sans hyperactivité) d’énormes angoisses, un fort niveau de stress ( pas par rapport au test mais par rapport à son vécu) beaucoup de peurs refoulées etc … il a un suivi depuis avec elle. 1 fois par semaine pendant 6 mois et a présent 2 fois par mois + pédopsy pour le TDA il va beaucoup mieux aujourd’hui même si il y a encore beaucoup de chemin à faire. Sa mère était intimement convaincue que son fils était HP, même après le résultat, son père (ils sont divorcés) voyait bien les souffrances de son fils mais il ne partageait pas son point de vue quand aux raisons de celles-ci. Bref à peine le compte-rendu du test lui a été donné qu’elle me disait déjà qu’elle n’y croyait pas, qu’elle voit bien que son fils est HP mais qu’elle est persuadée qu’il a raté son test à cause de son TDA (qui pour elle est avec hyperactivité mais c’est une autre histoire) et qu’il ne l’a pas fait sérieusement. La psy ne l’a pas contre-dite, elle lui a dit, mettons tout en œuvre pour qu’il aille mieux et nous reparlerons de la possibilité d’une douance d’ici 2 ans. La thérapie révèle que son fils, sans qu’elle ne l’ait vu car il voulait la protéger a été victime psychologiquement de son ex-compagnon pervers narcissique, elle-même victime elle n’avait pas imaginé un instant que son fils l’était aussi et l’étendu des dégâts. Aujourd’hui elle ne me parle plus de douance, c’est un sujet que nous n’avons plus abordé depuis le début de son suivi, je ne sais donc pas quelle est sa position.

Au regard de ces 3 expériences, je ne peux bien évidemment pas faire de généralités mais je me pose la question, quand un psy est spécialisé dans la douance, a t’il réellement besoin de scinder un test pour ne pas biaiser le diagnostique ? Je comprends que le stress et la fatigue puisse avoir des répercussions sur le résultat chiffré et faire perdre quelques points, mais le “diagnostique” d’un enfant à haut potentiel, on n’arrête pas de nous le dire (et je suis d’accord) ne s’arrête pas à un chiffre, donc est-ce si important qu’il finisse son test et obtienne plus de 130 (ou 125) pour le reconnaitre en tant que HP ? Si c’était le cas mon neveu (aujourd’hui dans une classe EIP au collège grâce à ce test) serait dans de grandes souffrances car il n’aurait pas été officiellement été reconnu en tant que HP (il va mieux aujourd’hui grâce à ça mais ça n’a pas été tout rose !) . Dans le cas du fils de mon amie, j’écoute sans commenter, ce n’est pas mon rôle et je n’ai pas d’expertise en la matière pour dire si elle a raison ou pas dans ses prises de positions, mais si elle avait consulté un psy moins “super méga top” elle serait surement passé à côté des véritables problèmes de son fils et serait resté focalisée sur la théorie du haut potentiel pour expliquer les problèmes de son fils. Au final il est légitime je pense de se poser la question, dans quelle mesure le “besoin” savoir que l’enfant est à haut potentiel ne risque pas de ralentir le travail que les parents doivent mener pour localiser ce qui cause le mal-être de l’enfant afin d’y trouver une solution ? Après tout il n’est pas toujours impératif pour un HP de passer un test et de faire valider sa douance. Il y a sûrement beaucoup de HP qui n’ont pas été testé et ne le seront jamais et qui s’en sortent très bien, arrivent à être heureux et dont les parents arrivent à trouver des solutions en prenant en considérations leurs spécificités sans pour autant faire appel à cette “formalité”. Si on va voir un psy c’est qu’on ressent un besoin, un mal-être, une difficulté et que nous avons besoin de réponses et de solutions pour réussir à trouver un équilibre. En regardant sous cet angle, je me dis qu’au fond, qu’il y a t’il de dérangeant dans les conclusions de la neuropsy dans le cas ici présenté ? Je trouve la remise en question de son travail un peu rapide dans la mesure ou nous n’étions pas dans son cabinet au moment de la passation et que mis à part quelques chiffres et l’évocation de l’ennui à l’école, nous ne savons rien de l’histoire de cet enfant. Donc on peut peut être lui donner le bénéfice du doute, malgré le 130 obtenu en ICV ? non ? d’autant que l’ICV est il me semble, de ce que m’a dit la psy, le seul indice qui soit en relation direct avec les connaissances acquises grâce à son environnement. Donc est-ce que ce seul score à 130 peut être considéré comme un indice d’un fonctionnement à haut potentiel alors que nous ne connaissaons pas ( mais la neuropsy, si) l’environnement dans lequel évolue l’enfant ? Elle indique que c’est un enfant qui a une intelligence supérieure à la moyenne, ce qui explique sa capacité d’apprentissage rapide et précoce et son ennui en classe. Elle préconie un saut de classe sous réserve qu’il puisse suivre de part sa faiblesse dans la vitesse de traitement et ses capacités graphique. En lisant ça je me dis que c’est plutôt positif. Les parents savent à présent que leur fils est bel et bien en avance et que l’ennui dont il fait part est justifiée, mais qu’il doive trouver une solution à ses faiblesses pour pouvoir le faire passer à un niveau supérieur sans le mettre en difficulté. Toutes les raisons de la passation de ce test n’ont pas été évoquée ici, mais si c’est l’ennui en classe et tout ce qui peut être associé comme souffrance ou turbulence chez un enfant, pour moi le job est fait. Après si une fois les recommandations de la psy misent en place il y a toujours un problème il sera légitime de remettre en question ce test et d’envisager de le refaire passer après le délai minimum imposé entre 2 passations et en attendant se garder ça dans un coin de la tête sans focaliser dessus 😉 imaginez que votre fils ressent peut être votre déception à ce résultat et qu’il soit HP ou pas HP ça ne doit pas lui faire du bien, même si il n’a pas raté son test et que ce sont les compétences de la neuropsy que vous remettez en cause, c’est un enfant, les enfants ça culpabilise vite … même si vous ne verbalisez pas et que vous avez un discours bienveillants, se méfier de ce qu’on transmet inconsciemment et si il est HP ou hypersensible il va par empathie entendre les non-dits …

Voilà en fait je voulais éviter de donner mon avis sur le test en lui-même mais j’ai fini par le faire de fil en aiguille ! Après je ne suis pas habilité à dire si votre enfant est HP ou pas. Mais je ne vois rien qui l’indique de façon évidente dans les éléments que vous donnez, ni de légitimité à remettre en question le travail d’une neuropsy que vous indiquez être spécialisé sur la question de la précocité.