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Répondre à : Bonjour!

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Pour ma part, j’adore apprendre, le monde professionnel regorge de tout un tas d’outils pour réaliser ses projets (enfin, si on décide de bosser en indépendant). C’est juste pour intéragir avec les gens sans absorber leurs émotions que ça coince, souvent je bloque. Le monde du travail regorge de profils pas très positif sur le plan émotionnel. je me suis donc toujours débrouillée pour qu’on ne me colle pas dans un moule de salariée. Car autant je peux gérer quelques individus en face de manière sporadique, autant me retrouver immergée dans une entreprise où je dois au quotidien me faire un bain de foule de 8h à 17h, c’est au-dessus de mes forces.

J’ai une sale manie depuis toute petite, lorsque je suis dans une situation que je n’ai pas souhaité (à traduire par : être là par obligation afin de faire acte de présence) si je ne me force pas, je n’arrive pas à regarder les gens en face. Pour couronner le tout, j’ai des tics faciaux qui se réveillent lorsque je parle si je suis obligée, acculée.

J’arrive à mieux gérer cet aléa avec mes élèves (tranche d’âge 12-32), et me comporter de manière naturelle. Mais c’est peut être parce que je prend plaisir à partager et à transmettre quelque chose qui me passionne.

Bref, en général pour parler, partager ce que j’ai à dire de manière la plus naturelle possible, je dois avoir une activité à côté : lire un article, dessiner, écrire etc. Tant que je ne croise pas plus de 3 secondes les yeux de mon interlocuteur/trice tout va bien. Et ça, ça exaspère pas mal de monde, mais c’est ça ou je reste muette comme une carpe. Les réseaux sociaux me permettent d’interagir avec le milieu du travail plus facilement. Je travaille de chez moi pour les prestations, j’arrive à défendre mon steak. Mais lorsque cela dois se faire en face à face, j’ai la sensation d’une bête qui part à l’abattoir. Je dois m’arracher pour garder le contrôle.