Aller au contenu

Répondre à : Directrice d'une école sur Nîmes et maman concernée par la précocité

Répondre à : Directrice d'une école sur Nîmes et maman concernée par la précocité

Enfants Précoces Info Forums Présentation des membres Directrice d'une école sur Nîmes et maman concernée par la précocité Répondre à : Directrice d'une école sur Nîmes et maman concernée par la précocité

Bonjour Françoise et merci pour votre réponse.

Nous avons plusieurs mesures pour la précocité en général selon les profils dans notre établissement.

– D’abord nos programmes sont d’un niveau élevé, ce qui permet à un certain nombre d’élèves précoces de s’y épanouir immédiatement lorsqu’ils nous rejoignent car souvent l’ennui rimait avec dissipation ou rêverie pour ces élèves jusqu’alors.
Pour les « très scolaires », ils bénéficient d’apprentissages et d’exercices poussés qui les nourrissent intellectuellement. Il peut s’agir d’arithmétique compliquée, de problèmes, d’analyse grammaticale, de calcul mental, de leçon de sciences, de musique ou de dessins, d’exposés à l’oral, et bien d’autres choses…

– Les petits effectifs de nos classes (20 élèves par classe maximum) permettent un travail important à l’oral (dont les précoces raffolent souvent), un rapport différencié avec les instits (la confiance est un point majeur chez ces enfants également) et une individualisation très spécifique.

– Ensuite nous proposons pour un certain nombre d’entre eux un travail adapté et individualisé : travail au feutre à l’ardoise (plutôt qu’au stylo sur le cahier si difficultés en écriture), réduction des exercices (si la moitié est bien faite, nous nous en satisfaisons) et souvent aussi réduction de la retranscription écrite dans les contrôles : d’une façon générale, nous les faisons avancer à leur rythme en restant exigeants mais en évitant le côté rébarbatif qui reste une souffrance significative pour eux. Notre idée sur la retranscription écrite pour ce profil d’élèves pourrait être “moins mais mieux”.

– Enfin nous favorisons un rythme moins magistral l’après-midi : les enfants font les fondamentaux le matin (maths et français) et l’après-midi est réservé aux matières secondaires avec une grosse part de participation et de travail oral et manuel : les sciences ou l’histoire par exemple, mais aussi des ateliers (cuisine, calligraphie, arts plastiques) ou encore du sport.

– Selon les résultats aux tests tel que WISC, il nous arrive également de proposer certains ateliers à certains profils d’élèves : exemple des échecs ou de la peinture sur figurines pour favoriser la concentration chez un élève intellectuellement précoce dont les résultats montrerait des lacunes dans ce domaine.
Nous mettons également souvent en place un « cahier d’autonomie » en fonction de leur goût/passion. Il faut « savoir les prendre » par le cœur…

D’une façon générale, nous sommes en permanence dans la stratégie et l’adaptation avec les EHP ; ce qui fonctionne avec l’un peut être complètement dysfonctionnel avec un autre et nous devons tous en tant que professionnels de l’enseignement être à l’écoute, savoir se remettre en question et évoluer au quotidien pour prendre en charge ces profils enrichissants !

Je suis à votre écoute pour échanger et apprendre sur ces sujets.