Répondre à : enfant HP et difficultés familiales
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Bonjour à toutes et tous,
j’ai un fils de 25 ans THP et deux autre enfants de 5,5 et 4 ans EIP aussi. J’ai élevé mon premier fils en étant désarmé et je me mords les doigts des erreurs commises mais je suis fier aussi des réussites.
Mon fils aîné étant plus âgé et apaisé aujourd’hui, je fais souvent, avec lui, des comparaisons sur son éducation et celles de ses frères et sœurs. Cela nous est d’une aide précieuse.
Je vus livre donc mes constats en vrac :
– ne pas imposer sans expliquer pourquoi et qu’ils comprennent le sens de ce qu’il faut faire et ne pas faire
– imposer des règles mais avec un espace de liberté suffisant pour qu’ils s’expriment
– être intransigeant sur les limites, même si c’est dur (il m’est arrivé au début de ranger une chambre en jetant les jouets par la fenêtre. C’est traumatisant pour eux et pour moi mais cela indique clairement la limite à ne pas dépasser.)
– pour toutes choses, prévenir : on mange dans 10 minutes, on va se coucher dans 15 minutes… Ensuite compter : à 5, celui qui n’est pas à table n’aura pas de dessert et le faire (nous c’est une cloche, la troisième fois qu’elle sonne, pas de dessert si on est pas à table).
– ne pas avoir de remord lors d’une punition, ils le ressentent très bien et une porte ouverte modifie la limite…
– ne pas contredire la décision de l’autre parent, encore une porte ouverte, même si vous n’êtes pas d’accord. On en parle sereinement le soir.
– il faut laisser une place importante aux jeux et à la dérision dans toutes les activités. En cas de conflit, j’utilise chatouille et grattouille, mes deux index pour désamorcer les situations. Cela se finit alors toujours en jeu. N’attendez pas que la crise survienne…
– ne pas les considérer comme des enfants de leur âge mais plutôt comme des ados qui gèrent leur tenue vestimentaire, le rangement de leur chambre, leur petit déjeuner, vous aide aux tâches ménagères (leur bonheur de mettre en route le lave linge ou le lave vaisselle, passer l’aspirateur)…
– les impliquer dans les tâches de la vie courante comme des grands et ne pas s’énerver en cas de bêtises, plutôt en rire.
– passer des moments de cocooning le plus souvent possible en soirée, en groupe dans la chambre des parents, à jouer (une bonne bataille d’oreiller pour éliminer les tensions), à discuter, à lire des histoires ou les inventer si possible délirantes…
– leur démontrer que même s’ils peuvent effectuer beaucoup de tâches, ils n’en restent pas moins des enfants et que certaines autres tâches ne sont pas encore à leur portée mais qu’ils les réaliseront avec du travail.
– trouver la “récompense suprême” pour les motiver (pour nous c’est facile : les bonbons). Mettre la table = 1 bonbon, débarrasser la table = 2 bonbons…
– prendre les choses à la dérision quand vous voyez apparaître un blocage (un jour de grand soleil, mon fils voulait mettre ses bottes pour aller à l’école et n’en démordait pas, je lui ai expliqué que les bottes servaient à protéger de la pluie mais rien à faire. J’ai alors rempli ses bottes d’eau en lui expliquant qu’il n’y en avait pas dehors donc on en met dedans et j’ai fait la même chose dans les poches de son coupe vent. Il m’a regardé avec un air ébahi avant d’éclater de rire. Les parents aussi font des choses bizarres et peuvent être pire que des enfants.
– oubliez quelques fois votre position de parents et mettez-vous à leur niveau.
Voila pour l’instant l’essentiel de ce qui me semble fonctionner, mais je pense que le plus important c’est la complicité, se rappeler nos bêtises d’enfants avant de les punir et se comporter aussi en enfant quelquefois. Les enfants nous sentent alors plus accessibles.
