Répondre à : Perte de ses forces et de l'appétit
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Bonjour, nous avons eu la même chose avec notre fille aînée cette année (17 ans). La différence avec votre fils, c’est qu’elle n’a jamais été comme ça avant, donc c’était facile pour nous d’expliquer à l’établissement, au médecin et à qui voulait l’entendre que ce n’était pas l’état normal de notre fille qui n’est jamais malade, a toujours la pêche, et ne s’endort pas en cours! Et c’était assez facile de leur montrer que c’était bien lié au contexte scolaire, puisque dès qu’elle était hors du lycée, elle allait considérablement mieux. Le lycée et la psychologue scolaire ont été intelligents et lui ont laissé des pauses de 3 semaines en novembre, puis elle a eu un arrêt d’un mois en février, puis un aménagement où elle restait scolarisée sur le papier mais séchait les cours et venait au CDI. Ils lui ont permis de garder le lien avec le lycée et ses camarades (parfois, elle venait juste à l’heure de la cantine), tout en s’assurant qu’on était bien présent en tant que parent (un petit coup de fil de temps en temps pour s’assurer qu’on n’est pas à la ramasse et que notre fille va mieux). Finalement, après 6 mois à plat, elle a fini par retrouver ses forces, ne plus être malade (vers la fin avril), réussir à s’organiser pour son travail et aller passer ses épreuves du bac. Elle a beaucoup contribué à la vie du lycée via le club d’art qu’elle avait créé avec 2 copines et a retrouvé la pêche qu’on lui connaît. Elle a un profil d’enfant précoce autonome. Ils sont rares et ont besoin qu’on leur lâche la grappe et qu’on les accompagne sans les contraindre. Très tôt, elle nous a fait comprendre qu’elle avait ses objectifs, qu’elle voulait faire “toute seule”, qu’elle était travailleuse, déterminée et très autonome. Du coup, comme ça se passait bien à l’école, on laissait faire. Et puis quand ça ne se passait plus bien, on allait expliquer à l’établissement et aux profs qu’elle était comme ça et qu’il fallait faire confiance car elle s’en sortirait. Les équipes éducatives ont toujours été compréhensives. On n’a pas à se plaindre. Ma fille était scotchée que notre médecin de famille lui donne un arrêt d’un mois en février. Le médecin l’a regardée droit dans les yeux (elle allait très mal à ce moment là et pleurait souvent) et lui a dit : “on ne fait pas ça pour tout le monde, mais toi, je sais que tu es capable de travailler par toi-même. Alors si tu sens que ça ne va plus, fais une pause d’un mois et on verra ensuite.” Du coup, à ce moment, elle était bien déprimée et pessimiste, et cette interaction avec notre médecin lui a montré “la lumière au bout du tunnel”. Finalement, tout le monde veut voir un enfant heureux qui a de la force et qui mange bien!
