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Re:Faut-il faire tester un jeune enfant ?

Re:Faut-il faire tester un jeune enfant ?

Je ne sais pas quoi faire non plus, avec une petite fille du même âge qui présente les mêmes caractéristiques. Elle ne veut pas aller à l’école (PS, elle est du mois de mars) car on n’apprend pas à bien parler, on ne visite pas (il faut visiter les musées, les palais, les églises, c’est épuisant), on n’apprend pas à lire (elle connaît toutes les lettres majuscules, presque toutes les minuscules, elle commence à les associer et écrit donc pipi, caca, maman, papa, po (pour pot, etc). On parle beaucoup de la mort, avec un raisonnement à tiroir (si tu meurs, qui s’occupera de moi ? Réponse parrain (papa parti à 3 mois de grossesse et ne l’a pas reconnue). Si parrain meurt qui s’occupera de moi? idem jusqu’à la fin de la liste. Je lui explique que tout le monde ne peut pas mourir en même temps et que je n’en ai pas l’intention non plus). Elle veut une lunette solaire, il faut lui parler de la terre et des étoiles. Avec ses camarades, elle va vers eux mais elle veut être leur maman ou leur maîtresse. Elle perd régulièrement confiance en elle : à deux ans et demi, elle faisait des dessins très complexes avec toutes les parties du corps mais, un jour, elle a balancé son stylo car elle trouvait que son dessin n’était pas beau : 4 mois de gribouillis ont succédé car elle disait ne pas être “très douée”. Elle commence à devenir lectrice et elle est touchée de ne pas réussir à lire totalement, elle dit donc ne pas être douée. Je lui dis qu’elle est très douée pour son age. Cela la regonfle juste le temps qu’une nouvelle crise de confiance appairaisse. Je ne sais pas si je dois la faire tester car je suis THQI et j’en ai horriblement souffert toute ma vie et surtout enfant. Je ne me sens pas capable de gérer une confirmation de surdouance de son côté. Je vais m’effondrer car mon passé remonte à la surface depuis que je me pose la question pour elle. D’un autre côté, je crois que j’ai peur qu’elle ne le soit pas, alors même que ce serait un énorme soulagement : je suis convaincue qu’elle sera plus heureuse sans, et d’un autre côté je n’imagine pas comment vivre autrement, dans cette normalité à laquelle j’aspire et j’execre à la fois. Pour cela, ma fille n’est pas aidée par sa mère…. Quant à l’école, j’en ai parlé au directeur, compréhensif, à qui j’ai dit de ne pas en parler aux autres. Résultat : je vais la chercher au goûter récréatif et demande à l ‘animatrice si tout se passe bien avec ma fille. Elle me répond : oui mais sans plus !!! Devant ma fille qui est hypersensible ! Et moi j’ai revu passer des années d’incompréhension de la part des autres et du système scolaire. A l’école, il faut dire que ma fille est inhibée, mais tout de même, pourquoi faut-il toujours qu’ils associent surdouance à génie et passent ainsi à côté d’un enfant fragile ?