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Activités

  • Matm a adressé une note au groupe Logo du groupe L'enfant provocateurL'enfant provocateur il y a 8 ans et 5 mois

    Bonjour à tous,
    Je viens me confier ici car je me sens démunie face à mon fils identifiée EIP en décembre 2017 alors qu’il était en ce1.
    Cette année en ce2 il est en classe double niveau avec des cm1.
    Lorsque nous sommes en vacances tout va bien mais dès que l’école reprend c’est un autre enfant. Il devient râleur pour tout, se plaint de tout et voit tout en noir. Il se met en colère pour tout, refuse de se laver, faire ses devoirs et autres …
    Depuis qqs jours il peut aller jusqu’à m’insulter !
    Mon réflexe a été de le sanctionner (privé de son jeu vidéo favori) mais je ne pense pas que ce soit la meilleure des solutions.
    Est ce que d’autres personnes rencontrent ce genre de pb et comment réagissez vous ? Ses insultes m’affectent bcp et cela se passe devant son petit frère qui a 5ans et qui a tebdance à mimer le cpt de son frère .
    Merci pour vos réponses

    • Bonjour
      Je ne peux que comprendre ce que vous ressentez notre fils aîné 10 ans a été diagnostiqué très gros haut potentiel et c’est souvent compliqué il gère mal sa frustration et peut rentrer dans ses colères impressionnantes avec insultes vis à vis de nous
      Son petit frère de bientôt 5 ans prend exemple bien évidemment
      Ce que nous avons trouvé qui marche le mieux quand il commence à s’enerver Ou mal nous parler je romps le contact je lui explique calmement que je peux comprendre sa colère mais que je ne tolère pas ses cris que je recommencerai à discuter avec lui quand il se sera calmé et je lui propose de s’isoler ça ne marche pas à tous les coups mais il progresse
      Je vous souhaite de tout cœur bon courage

      • Bonjour,

        Oui les réactions à la colère effectivement j’approuve la réponse d’Aurore.
        Maintenant il reste à en trouver la cause : si c’est par rapport à l’école, ce que je crois comprendre, que se passe t il ? Apparemment il a bénéficié d’un saut de classe en cours d’année, est ce bien ça ?
        Dans ce cas est il bien accompagné, par son enseignant ? Et accepté par ses nouveaux camarades ?

    • Je ne peux que comprendre notre fils est lui aussi un petit zèbre de 10 ans
      Il gère mal sa frustration et se met vite en colère
      Notre solution je lui explique qu’il peut être en colère mais que nous ne sommes pas là pour nous faire hurler dessus donc je ne lui parle plus et nous rediscuterons quand il sera calme et je lui propose de s’isoler
      Ça ne marche pas à tous les coups mais il progresse
      Je vous souhaite de tout cœur bon courage

      • Merci pour votre réponse, nous comptons bcp sur la nouvelle psychologue que nous avons choisie pour l’aider.
        Votre fils en voit il un ? et si oui est ce que cela améliore la gestion des ses émotions ?

    • Je ne peux que comprendre notre fils est lui aussi un petit zèbre de 10 ans
      Il gère mal sa frustration et se met vite en colère
      Notre solution je lui explique qu’il peut être en colère mais que nous ne sommes pas là pour nous faire hurler dessus donc je ne lui parle plus et nous rediscuterons quand il sera calme et je lui propose de s’isoler
      Ça ne marche pas à tous les coups mais il progresse
      Je vous souhaite de tout cœur bon courage

    • Bonjour, les enfants à Haut Potentiel vivent de nombreuses situations de stress lors d’une journée d’école. Tout ce stress emmagasiné a besoin de se décharger. Et les parents sont la cible favorite pour décharger le stress… Pourquoi, parce que nous sommes leurs figures d’attachement, ceux et celles avec qui ils se sentent en totale sécurité. Cela ne veut pas dire en effet qu’il faut autoriser toutes sortes de comportement mais ça aide déjà de le savoir. Ensuite, je ne peux que vous conseiller de mettre en place des temps de décharges à la sortie de l’école si vous en avez la possibilité : course pour rentrer à la maison, passage au parc.. une activité physique qui permet de décharger les tensions permettra déjà d’améliorer les soirées. Et puis n’oublions pas qu’un enfant qui se comporte mal est un enfant qui va mal alors plutôt que d’opter pour la punition, n’hésitez pas à les valoriser sur ce qu’ils font de bien… Je vous laisse ici mon article sur la figure d’attachement qui je l’espère vous éclairera et vous redonnera un peu d’énergie http://www.pour-une-education-positive.com/figure-d-attachement/

    • Bonjour,
      Il y a peut être qqch à faire au niveau de la classe? Peut-être, comme l’ont dit les précédentes réponses, a-t-il déjà beaucoup à gérer à l’école…donc il serait intéressant d’en parler à l’enseignant pour “décharger” un peu cette gestion. Etant enseignante, j’ai lu le livre de chez Retz que l’on m’avait conseillé, et ma vision a totalement changé sur la question…

      • Oui je pense que nous allons demander un nouveau rdv à son maitre.
        Notre fils a été identifié alors qu’il était en CE1 et cette année il est en CE2 en classe dble niveau avec des CM1.
        Cette année se passe bcp mieux qu’avec la maitresse de l’année dernière mais il semble que ce soit encore insuffisant pour qu’il se sente bien en classe. Il dit que l’école ne sert à rien et effectivement il doit énormément prendre sur lui en journée.
        Je ne sais pas si un saut de classe serait la solution, l’année dernière nous avions demandé qu’une équipe éducative ait lieu, il en était ressorti la solution de la classe dble niveau et adopter une attitude ultra bienveillante avec lui.
        En début d’année qd nous avons rencontré son maitre il nous a dit que notre garçon était dans la moyenne de la classe et qu’il se méfiait bcp des tests de psy…. je crains donc pour le prochain rdv de ne pas être vraiment entendue.
        En revanche il semble qd même observateur car il a remarqué qu’il n’avait pas bcp confiance en lui.
        A suivre ….

        • Bonjour,
          C’est surtout la prise en compte particulière du maître en fonction du profil spécifique de votre fils qui fera la différence. Quand je lis qu’il se méfie bcp des tests, il faudrait faire attention à ce qu’il ne mette pas votre fils mal à l’aise, volontairement ou non, car votre fils pourrait ressentir ce climat de méfiance. S’il n’a pas bcp confiance en lui, votre fils a besoin d’encouragements et de bienveillance ce qui veut dire l’encourager à aller plus loin quand il le peut et l’accompagner pour le reste ou s’il a des difficultés. Pour exp, mon fils quand il a sauté sa grande section était très maladroit pour tes les activités sportives, habillage… La maîtresse, par méconnaissance du sujet, m’avait dit ‘je le croyais surdoué ! ” nous avons alors eu une discussion, franche, dans laquelle je lui ai expliqué que pour lui cela voulait dire de fortes aptitudes pour les maths, la lecture… par contre qu’il avait besoin d’aide pour tout le côté physique, organisation…
          Rien ne vaut une explication précise pour que son maître comprenne bien qu’il peut y avoir ambivalence et qu’il a aussi bien besoin de plus de stimulation dans certains domainesque d’aide par ailleurs.

    • Bonjour,
      Je suis maman d’un garçon de 9 ans au profil provocateur. Nous devons aussi faire face à des colères parfois qui ont lieu pour pas grand chose (à nos yeux bien s^r). Comme beaucoup d’autre, je choisi d’isoler notre fils car je me rends compte que c’est de cette façon qu’il arrive à retrouver son calme. Je lui dis qu’il a le droit de ne pas être d’accord mais qu’il est interdit de hurler et d’insulter.
      Pour ma part, l’école est difficile pour mon fils. Il est en CM2 (saut du CM1) mais je me rends compte que ce qu’il ne lui convient pas c’est le système scolaire. Du coup le soir il a beaucoup de frustrations qui sont dûs à tous ce qu’il a du supporter dans la journée. Pour l’instant je ne trouve pas vraiment de solutions. Il est déjà dans une école où l’équipe pédagogique est formé pour la prise en charge des enfants HP mais pour ma part je pense que c’est vraiment le système d’enseignement qui ne va pas.
      Bon courage à tous …

      • Lorsqu’il est en colère il refuse de s’isoler, il le prend comme une exclusion alors qu’il traverse qqch qu’il subit et cela vient s’ajouter au sentiment d’injustice…
        Ceci dit il a toujours été colérique, ce qui est nouveau se sont les insultes et gros mots pdt la crise, et ça pour moi c’est intolérable !

        • Bonjour, A 9/10 ans notre fils a également eu de très vives colères. Lorsque que la 1ère colère est survenue je ne savais pas ce qui lui arrivait. Insultes très grossières, une force demesurée, il ne voulait pas que je sorte de l’appartement pour aller chercher de l’aide, il voulait tout casser, j’ai cru qu’il allait se défenestrer et comme il a pris un couteau (pas pour me faire mal ou ni même se faire mal) et que ne parvenais pas à joindre quiconque, je ne le reconnaissais plus, j’ai téléphoné aux pompiers et avec la police ils sont venus (à cause du couteau). Les pompiers ont eu du mal à entrer et ensuite ont mis beaucoup de temps à le calmer. Sommes partis à l’hôpital des enfants. C’était la période où il n’était pas compris à l’école (cm1), il se demandait pourquoi il était différent, s’ennuyait à l’école, le pédospychiatre ne voulais rien entendre de sa précocité ni du fait qu’il ne pouvait plus aller à l’école (comme il disait : ce n’est pas que je ne veux pas aller à l”école, je ne PEUX pas). Les tests qu’il avait passé avec ce spécialiste, il en a fait ce qu’il voulait. Et je le ressentais bien… j’en étais persuadée). Il avait déjà cette capacité à bien écouter son corps et s’était rendu compte qu’il avait mal au ventre 5 à 10 mn avant de partir à l’école, et disait qu’il lui semblait qu’il n’avait pas confiance en lui. Pour les colères, comme bcq, nous lui disions qu’il avait le droit d’être en colère, que nous comprenions mais lui demandions d’aller dans sa chambre le temps que celle-ci passe mais devions être vigilant car il avait des idées suicidaires. Il disait que personne ne pouvait quoique ce soit pour lui, personne ne le comprenait et que le mieux était qu’il parte comme cela, lui et nous, n’aurions plus de problème et le problème serait réglé. C’était très dur. On se sent tellement démenu et on culpabilise car en tant que parent on se dit que c’est à nous d’aider notre enfant. On lui a acheté un putching ball ce qui a pas mal marché pour se défouler. Lorsque les colères étaient passées, il était complètement vidé, et là, j’allais le voir et lui disais que j’étais là s’il voulait me parler . Alors je m’asseyais par terre contre le mur, et il venait se blottir contre moi le dos contre ma poitrine et se mettait à pleurer car il se souvenait de ce qui venait de se passer (les bousculades, les gros mots…) et s’excusait. Je crois que ce qui la bcq aidé et de toujours lui avoir dit et répété que j’étais là s’il voulait en parler mais il est vrai que temps que la colère était là, ce n’était même pas la peine de dire le moindre mot, il ne pouvait l’entendre et au contraire cela ne faisait que rendre plus forte la colère. Nous avons trouvé un très psychologue pour enfants précoces, repassé les tests (dont les résultats n’avaient rien à voir avec les 1ers) et Andréa va plutôt bien maintenant. Il n’est plus dut tout frustré, nous lui avons apporté un cadre ferme, sécurisant et surtout bienveillant. J’avais tendance à ne pas être claire et à ne pas savoir lui dire un “non” clair. Il n’y a plus de colère. Donc, c’est un épisode très douloureux pour les parents mais surtout penser que c’est tellement douloureux pour ces jeunes enfants. Les choses vont à une vitesse accélérée dans leur cerveau et c’est donc très compliqué pour eux. Si avions écouté le pédospychiatre de l’époque notre fils ne serait peut-être plus là aujourd’hui ou serait, comme il nous l’avait préconisé, de le mettre en ITEP (institut thérapeutique). Il est dans un collège où les EIP sont reconnus et les choses vont assez bien. Il déteste l’école, n’aime pas apprendre, déteste l’injustice, ne supporte pas les professeurs qui n’ont pas d’autorité…. mais le passé est derrière nous. Surtout garder espoir et se dire que les choses avances à tout petit pas et ne pas hésiter à changer de psychologue. Notre fils a trouvé une merveilleuse psychologue, qui est vraiment top, qu’il adore. Je sais que parfois on se sent tellement démuni qu’on a presque envie de les mettre dans des ITEP mais le plus important est de lui dire qu’on est là et qu’on fait tout pour l’aider et surtout l’AIMER. Bon courage Sabine

        • Si votre fils refuse de s’isoler, lui laisser faire le choix entre soit parler de ce qui l’a fortement contrarié mais en restant correct soit d’aller dans sa chambre (peut-être en gardant la porte ouverte si le fait d’être seul et enfermé dans ce moment particulier peut être encore plus stressant pour lui) et qu’il pourra venir vers vous lorsqu’il sera apaisé. Je me souviens des gros mots effectivement et du mal que cela nous fait, mais je m’efforçais de me dire qu’il n’était pas lui-même dans ces moments-là. Ce que je m’efforce de faire encore et toujours, c’est d’être juste, d’être calme et ferme, sans hausser le ton ; le rassurer et surtout ne pas montrer de méchanceté. C’est ce que j’ai constaté avec mon fils. Mais…. bien que sachant tout cela … il m’arrive de craquer et de m’énerver. Mais je sais que ce n’est pas la bonne réponse à apporter à ses enfants si singuliers. Il faut du temps et être patient.