Aller au contenu

Activités

  • Sabine BARBÉ a adressé une note au groupe Logo du groupe L’enfant décrocheurL’enfant décrocheur il y a 6 ans et 6 mois

    Bonjour à tous,
    Je reviens vers vous car notre fils Andréa, 3ème, ne veut plus aller au collège ; cette fois, il décroche. Ces 3 dernières semaines il y est allé 1/2 journée par semaine. Il dit qu’il s’ennuie, qu’il n’apprend rien, que les autres élèves sont immatures, il dit qu’il n’a plus confiance en lui, il stresse, il a toujours eu de l’ecsema mais là il a de fortes poussées (au majeur droit, au visage). En maths, il a toujours eu d’excellentes notes et il adore ça, mais depuis peu, il dit que le professeur le fait douter de tout, et cela l’angoisse beaucoup. Avant les vacances de Noel, l’infirmière m’avait téléphoné car elle ne le trouvait pas bien et elle m’a conseillé de prendre contact avec le médecin scolaire, ce qu’ai fait. Nous avons eu un rdv et de suite, avons bien senti, qu’il ne fallait pas parler de précocité, et que les cours par correspondance, c’était pas gagné. Il dit qu’il est fâché avec l’école et veut continuer l’année avec le Cned. A la demande du médecin scolaire, il voit un psychiatre (déjà 2 séances et 1 3ème est prévue semaine prochaine et peut-être une autre) car il faut un compte rendu pour qu’ils se positionnent sur un accord ou pas. Le médecin scolaire ne semble pas pour les cours par correspondance car nous travaillons mon mari et moi et que notre fils sera souvent seul. Elle a évoqué, lors du 1er rdv, un aménagement mais dans le cas de figure d’Andréa, ce n’est pas un problème d’apprentissage même si ses notes dégringolent car il est totalement démotivé. Les jours et les semaines s’écoulent et on va se retrouver à la fin du trimestre. C’est interminable! Nous avions bien pensé prendre les frais à notre charge mais si on fait le Cned sans l’accord du médecin, nous n’aurons ni certificat de scolarité ni relevé de notes et il semble que cela puisse poser problème ensuite pour rentrer dans certains lycées. D’ores et déjà, nous avons trouvé un jeune étudiant qui l’aide dans ses devoirs et qui l’aide aussi dans sa relation avec ses pairs (il est lui aussi HP et a travaillé pendant 1 an dans un collège à “devoirs faits”). Le courant passe bien entre les 2. Je prépare d’ores et déjà une organisation pour que cette solution soit acceptée mais je crois que cela va être très compliqué. En même temps, je me demande comment ils peuvent refuser dans la mesure où notre fils ne veut aller au collège. Je ne vois pas d’autre solution. Nous sommes conscients que, d’une part, on ne sait pas si c’est la solution et que, d’autre part, il lui faudra être organisé, rigoureux et l’être dans la durée, mais aujourd’hui pour terminer l’année, quelle autre solution ? Notre fils est entier, il ne repartira pas au collège, il fait des efforts depuis des années. Souvent il dit que ce monde n’est pas fait pour lui.
    J’aimerais bien avoir des témoignages sur des expériences avec le CNED, avec ou sans accord du médecin scolaire.
    Merci à tous, Sabine

    • Bonjour Sabine,
      Notre fils décroche et fait des épisodes de “refus scolaire” depuis 2 ans. Aujourd’hui en 4eme, il se retrouve comme le votre à refuser catégoriquement d’y retourner depuis 15 jours.Et ce, avec les même symptomes : angoisses, perte de confiance en lui, perte de confiance en l’école et ses adultes. A nouveau même constat, le médecin scolaire refuse le cned règlementé… nous allons suivre la procédure qu’ils nous indique pour essayer de l’avoir…
      Nous nous sommes également renseigné et nous avons trouvé dans notre région une association qui reçoit en semaine des enfants déscolarisés quand ils veulent et à leur rythme. Alors voilà le planning prévu pour lui si nous arrivons à avoir le CNED règlementé : journées dans l’association, cours particuliers 2/3fois par semaine, sport, travail en autonomie et avec nous. Nous ne pourrons témoigner de l’efficience de cela que lorsque nous l’aurons expérimenté. Dur dur… Courage à vous !

      • Bon courage à vous Polixine,
        Oui les démarches sont parfois très difficiles d’autant plus que le cned il me semble ferme de plus en plus de portes.
        Mais en argumentant et avec une organisation comme la vôtre vous devriez quand même y parvenir.

    • Bonsoir Sabine,

      Je vous renvoie vers le profil de Catherine qui a vous fait une réponse tout à fait censée : https://www.enfantsprecoces.info/membres/hpcoaching/

      Sachez pour un meilleur confort de communication que chaque groupe du site possède un forum, sur lequel il plus aisé de poster des messages qui attendent des réponses suivies.

      Je pense à 2 choses en plus : si refus du medecin scolaire de comprendre, vous pouvez aussi vous tourner vers une associations pour la phobie scolaire , et avez vous pensé à l’hypothèse du harcèlement scolaire ?

      • Françoise,
        Qu’entendez-vous par harcèlement scolaire? S’il l’a subi? En début d’année, il nous a parlé de harcèlement insidieux, oui, du fait des regards insistants de plusieurs camarades, de réflexion par exemple sur la couleur de ses laçets (avec ses docks martens il a mis des lacets fushia) et qu’il est “PD”… mais aussi parce qu’Andréa aborde des sujets plus sérieux, il est pris comme quelqu’un de “bizarre” et il se sent comme un ovni parmi ses pairs.

        • Mais je pense qu’il est dans une période de phobie, oui, qu’il a déjà connue en fin de primaire.

          • Oui, cette souffrance est à entendre et à faire valoir auprès du medecin scolaire afin de proposer une solution acceptable pour votre fils. Elle est probablement plus importante pour lui que la chute des résultats .

    • Bonjour,
      Difficile de tout dire en quelques mots, je vais essayer d’être concise.
      Mettez-vous tout d’abord à l’abris vis à vis d’un éventuel signalement au cas où votre fils n’aurait pas encore 16 ans. Voyez avec votre médecin traitant pour qu’il justifie bien les absences de votre fils par un certificat médical. Devoir en plus passer devant le juge n’aide pas !
      Ensuite, le choix de la déscolarisation totale (que nous avons vécu avec mon fils ainé, ou que j’ai pu constater ensuite avec des enfants dont je me suis occupé) est un choix risqué. La scolarisation apporte d’autres choses que juste l’apprentissage. Les enfants totalement déscolarisés peuvent s’isoler de plus en plus, même en ayant des activités extra-scolaires, selon leur capacité à accepter le regard des autres sur leur choix de vie.
      Je conseille de toujours garder un orteil dans l’établissement.
      C’est bien entendu plus facile lorsque l’équipe pédagogique est sensibilisée. Expliquer sans relâche, en demandant leur aide…
      L’établissement a le devoir de vous aider dans la prise en charge des enfants à besoins particuliers. La précocité en fait partie. Il faut demander des aménagements. Ils peuvent être nombreux et variés. Par exemple ne pas être évalué. Ou bien ne pas assister à certains cours ou bien aller en cours quand il se sent d’y aller, salles spéciales pour les examens, dispenses etc.. En gardant à l’esprit que le but est d’éviter la déscolarisation. Rendez-vous sur le site du rectorat, il y a des textes.
      Le médecin scolaire refuse de considérer la précocité ? Passez par le référent EIP de votre région. Le psychiatre qu’on vous impose ne vous convient pas ? Allez vers vos propres professionnels et fournissez des comptes-rendus et certificats.
      Au collège les enfants précoces décrochent par ennui, au lycée ou à la fac ils peuvent décrocher par trop de difficultés. Tout simplement parce qu’ils n’ont pas appris à apprendre et à travailler.
      Mais heureusement il y a des solutions, ils ont un « potentiel » énorme qui peut leur permettre de se relever (s’ils n’ont pas trop de pression😉).
      Les aménagements fonctionnent et peuvent permettre de passer des caps (mon fils est retourné au lycée à 19 ans pour passer son bac et il l’a eu; ma fille a été partiellement déscolarisée, sans cned, et elle a aussi eu son bac). Mais dans les deux cas l’établissement a été exceptionnel.
      Demandez des avis dans votre ville, certains établissements sont plus adaptés.
      Bon courage

      • Merci Catherine. Je vous avoue que je n’avais pas pensé aux problèmes de signalement à cause des absences. Dans la mesure où il y a une procédure en cours et que le médecin scolaire est au courant, que notre fils est à la fois suivi par sa psychologue clinicienne et maintenant un psychiatre à la demande du médecin scolaire, je n’avais pas envisagé que cela pouvait aller plus loin. Il est vrai qu’il y a des absences justifiées notamment quand notre fils à mal au ventre car trop stressé mais il y a aussi des absences non justifiées car nous ne souhaitons pas mentir et le motif étant qu’il ne peut plus ou ne veut plus aller au collège.
        Justement ce soir, mon fils me demandait ce que je pensais de tout cela, du collège, du cned. Je lui ai justement répondu que, d’une manière générale, c’est une solution qui peut-être envisagée mais que dans le cas de figure présent, avec l’échéance du brevet, que nous sommes fin janvier, que le médecin scolaire ne se prononce pas favorablement à priori, qu’il y a un oral à préparer, des révisions, je lui ai dit que je pensais qu’il fallait essayer de trouver un compromis et de demander quels aménagements pouvaient être proposés et que nous, ses parents, et avec l’aide de l’étudiant qui vient depuis juste une semaine, on fera en sorte de l’aider au maximum. Andréa m’a répondu que cela faisait déjà beaucoup d’années qu’il faisait des efforts. Discussion à poursuivre ultérieurement…
        J’ai déjà pris contact avec le référent EIP mais qui m’a indiqué que la décision était dans les mains du médecin scolaire notamment pour une déscolarisation.
        Ceci dit, je vais effectivement demander qu’elle type d’aménagement ils peuvent proposer.
        Merci.

    • Pour des retours sur le CNED, vous pouvez demander à accéder au groupe facebook de l’ASP asso phobie scolaire et de Classe 100 classe, groupe spécifique CNED