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Activités

  • clemence.gonzalez a adressé une note au groupe Logo du groupe Ile-de-France Enfants PrécocesIle-de-France Enfants Précoces il y a 6 ans et 3 mois

    Bonjour à tous,

    C’est la première fois que je m’exprime dans ce groupe, mais à ce jour avec l’école à la maison, mes questions se multiplient.

    Pour essayer de vous expliquer un peu, je suis l’heureuse maman d’une fille de 4 ans (début février) qui ne semble pas en retard. Nous habitons le 78 (proche Versailles). Avec son papa, nous avions décidé de la faire scolariser à 2 ans et demi (septembre 2018) en TPS. Elle était propre depuis 6 mois, parlait déjà bien, connaissait déjà les couleurs, les chiffres jusqu’à 5…ce genre de chose. L’année s’est très bien passé. La maîtresse était top. 2 jours après la rentrée, elle venait déjà à moi pour me faire part de ses compétences. Ma fille a donc finalement suivi le programme de PS. Elle adorait l’école, y allait volontier et comme une grande sans comprendre les pleurs des autres enfants… La conclusion de l’institutrice: « je ne m’inquiète pas pour elle, c’est finger in the nose pour elle »

    Cette année, changement d’école pour une rentrée en PS. Je transmet le cahier de compétences de l’année précédente à la maîtresse (qui pour info est aussi la directrice). A la fin de la première semaine, ma fille pleure, ne veut plus aller à l’école. Refuses de dormir le soir pour ne pas aller à l’école à son réveil, elle dit clairement s’y ennuyer. Plusieurs fois, j’essaie de me rapprocher de l’enseignante que je sens débordée par d’autres enfants (entre ce que j’entends en tant que RPE et ce que me raconte ma fille), ma fille étant calme et obéissante, j’en déduis qu’elle est un peu mise à l’écart indirectement. La maîtresse a refait un cahier de correspondance tout neuf transmis au famille en février. Les appréciations libres sont justes magiques à lire en tant que maman, en revanche les compétences validées ou les dates de réussites ne représentent pas du tout son savoir-faire. Par exemple, elle écrit seule certains mots sans modèle dont son prénom et on la cantonne à son initial… Bref…
    Sa chance, elle est dans une classe PS/GS et elle capte beaucoup ce que font les grands.

    Avec les problèmes de sommeil qu’elle rencontrait en octobre dernier, nos consultations pédiatre à fait naître l’hypothèse de précocité sans aboutir sur un quelconque diagnostic car on me dit qu’elle est trop jeune pour être testée, qu’il faut pour le moment que je me rapproche de la maîtresse pour des aménagements. Cette dernière semble retissante et manque de pot pour ma fille et moi, le rdv avec la maîtresse a été annulé car prévu au début du confinement.

    Comme beaucoup de parents, je me retrouve à faire l’école à la maison. Je vois bien que ma fille ne pend pas plaisir à faire les exercices transmis par la maîtresse. Je mixe donc avec des choses de MS voir GS pour conserver la motivation. Pour précision, en ce moment, elle fait des additions simples seules, veut écrire en coursives, décortique les mots, cherche les rimes… Elle a toujours été curieuse sur tout, en ce moment, elle porte son intérêt sur la santé au sens large (coronavirus, maladie, bébé et grossesse, la mort…)

    Je n’aimerais pas (en tout cas à ce jour) lui faire l’école à la maison (hors confinement j’entends) car sur le plan social je trouve que cela lui apporte quelque chose. C’est une enfant plutôt calme, assez timide de prime abord. Physiquement elle a la taille d’un enfant de MS voir certains GS. Beaucoup de ses copains sont d’ailleurs des enfants de MS/GS. C’est une enfant assez populaire auprès des plus jeunes également. Elle apprécie pouvoir être l’exemple ou être la 1ère à réussir (bon oui je sais c’est pas top l’esprit de compétition sur-dimensionné à cet âge) mais ça la booste… En revanche, on prête tellement peu à ses réussites à l’école (si je peux dire ça comme ça) qu’elle en fait le bébé pour avoir de l’attention et même là, on lui répond qu’elle sait le faire donc qu’elle doit le faire seule… C’est le bon équilibre de tout ça que je souhaite pour elle.
    Émotionnelle ment parlant, c’est un peu une éponge, même si elle peut se montrer incompréhensive à certaines choses (ex: d’une camarade qui réclame ses parents à la sieste, elle sent le mal-être de l’autre petite donc va aller la réconforter et m’en parler mais ne comprends pas pourquoi elle agit comme ça, pour elle ce n’est pas normal (au sens pas dans son fonctionnement à elle) À la maison, elle peut se mettre à pleurer si elle croit avoir fait une bêtise ou elle peut baisser vite les bras sans encouragement devant une tâche nouvelle (ex: quand il a fallu apprendre à se déshabiller seule) Elle est malgré tout obstinée car elle veut réussir et bien faire.

    Je précise que je suis éducatrice spécialisée de formation. Je travaille à mon compte auprès d’enfants en situation de handicap. J’ai donc beaucoup de matériel à la maison dont ma fille se sert souvent, au début par curiosité puis par envie. J’ai de plus pu suivre plusieurs formations concernant, entre autres, diverses méthodes d’apprentissage. Je n’ai jamais fait travailler ma fille, au sens strict du terme, mais je répond à ses curiosité et interrogations.

    Mes questions principales sont qu’est ce que je peux faire car j’ai peur de creuser davantage encore l’écart qu’elle a avec ses pairs ? Est ce que je fais correctement en allant vers ce qui semble davantage lui correspondre et la combler ? Que faire avec cette maîtresse quand l’école reprendra ? Est ce que je dois lui faire faire des tests pour que cette maîtresse fasse enfin quelque chose ? Dois je passer par la psychologue scolaire sans l’aval de cette première ? Une école privé ou différente est impossible pour nous d’un point de vue financier donc… Bref autant de questions qui se bouscule et qui ne trouve pas de réponse.

    Son papa me dit que je réfléchi trop que pour le moment elle va bien et que je la comble avec ce que je fais avec elle (présente 3 soir après l’école, les mercredis et la moitié des vacances en général) jeux, lecture, exercices… À sa demande. J’avoue m’inquièter pour le « quand cela ne suffira plus » quand elle sera justement au point de non retour à l’école… Je me sens bien seule face à tout ça. Mon métier m’apporte beaucoup dans la situation de ma fille. C’est une force indéniable pour adapter ou détourner du matériel vers ses centres d’intérêts…

    Bilan : Je ne suis pas la plus à même de parler précocité, HP… même si je connais le développement lambda d’un enfant. En revanche, je serais j’espère, un allié pour vous pour tout ce qui peut être support, idées de jeux et d’activités.

    Merci d’avance à ceux qui liront et /ou répondront.

    Bonne soirée à tous

    Désolé pour mon pavé, mais il me semblait important que vous ayez un historique pour comprendre mieux mes questions.

    • Bonjour,

      Pour ce type d’enfant, répondre à leurs besoins n’est jamais néfaste, bien au contraire. Le décalage est là de toutes façons, il s’agit pour vous de faire en sorte que votre fille vive le mieux possible avec, en n’attendant pas le dernier moment car dans l’intervalle elle peut prendre de mauvaises habitudes et se construire avec une image d’elle faussée. Test ou pas pour l’instant, il faut réussir l’exercice périlleux d’expliquer à sa maîtresse qu’elle a un rythme de développement un peu différent des autres enfants et a besoin d’une adaptation (qui peut aller dans des sens différents) pour s’épanouir dans la classe. La chance est qu’elle soit dans une classe multi niveaux qui devrait permettre un décloisonnement par activité (la maîtresse pourrait facilement tester sur la base de vos descriptions de ses besoins) et de s’adapter à sa sensibilité. Vous le dites vous même, elle “capte” ce que font les moyens ou grands, sans forcer, donc c’est ce point qu’il est utile d’appuyer : elle s’intéresse aux activités des plus grands parce qu’elle est capable de les comprendre, tout comme un enfant qui n’en est pas capable n’y fera pas attention. Vous pourriez effectivement profiter de la période de confinement pour produire un cahier d’activités à présenter à la maîtresse dans lequel vous pourriez mettre vos propres appréciations ; réactions de votre fille, remarques, difficultés ou non, plaisir ou non etc…
      Dans tous les cas je pense qu’il est utile d’ouvrir la discussion dès que possible, laisser cheminer un peu pourquoi pas et aviser surtout en fonction des besoins observés de votre fille : le retour à l’école risque aussi d’être un marqueur plus important, vous constaterez peut être une différence de comportement dont vous aurez quelques clés.

    • Bonjour et merci pour vos paroles rassurantes. Je tiens plus ou moins deux pochettes de supports de choses que ma fille fait actuellement en confinement; celles demandées et celles supplémentaires. Sans compter les cahiers de vacances qu’elle me dévore. J’espère effectivement qu’à la reprise, qu’importe la date permettra le dialogue jusqu’ici impossible 🤔 Bonne soirée