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enidlareg a publié une note il y a 6 ans
Bonjour,
Je vous lis depuis des mois, cela m’aide et me permet de me sentir moins seule.
Je suis là mère d’une fille de 16 ans et demi qui a amorcé un décrochage scolaire en cours de 4ème suite à des propos déplacés récurrents du professeur de maths. Propos transmis à la direction de l’établissement privé ou est scolarisée notre fille. Attitude de l’enseignant connue. Minimisée, jamais sanctionnée.
Décrochage majeur en 3ème devant les situations d’injustice subies par elle même ou par ses camarades. Dégringolade des notes absentéisme mal être. Bilan, HP à 15 ans, on tombe des nues alors que son père est Hp!! Hypersensibilité.
Passage en 2nde avec explication à l’équipe de la situation. Certificat médical demandant des aménagements. Notre fille volontaire, engagée, très bien soutenue par ses camarades.
Aucune application des préconisations par les enseignants. Au mieux notre fille à été ignorée, non évaluée (Aucune évaluation aménagée pour lui permettre de raccrocher, ses mails demandant à rencontrer les enseignants des matières quelle souhaite poursuivre restés sans réponse etc…) au pire, les enseignants des matières devenues anxiogènes (maths physiques) la convoquent, la charcutent, lui parlent de sa situation “délirante”, la laissent quitter le lycée en larmes. Cauchemard scolaire… et puis le confinement. Elle souffle, nous aussi. Elle se remet au travail avec une enseignante spécialisée via Skype. Elle se projète, elle entrevoit le bout du tunnel avec la 1ère et les spécialités choisies. Exit le sentiment de nullité et d’échec que lui envoient les matières scientifiques.
Silence de l’équipe enseignante, on envoie des nouvelles on explique et on montre le travail fait. Accusés de réception.
5 juin refus de passage, commission d’appel qui confirme et propose une 1ère technologique. Fin de la partie.
Notre fille, qui avait soif d’apprendre soif d’école à l’âge de 3 ou 4 ans, qui brille dans son domaine adoré, le piano, qui a tellement envie d’être comme ses amis, “normale” comme elle dit, notre fille donc ne fera pas courrir le risque à son établissement de ternir le sacro saint 100% au bac.
Nous sommes coincés. L’idée même de refaire cette 2nde cauchemardesque la rend hystérique. Quelle 1ère technologique qd l’enfant n’a démontré ni compétence ni appétence? Quand ses bulletins sont vides? Quand la situation ne nous aurait ds tous les cas pas permis de visiter des lycées technologiques, année covid.
Piégés donc.
L’été est si difficile… Elle me dit que ses copains vont se faire beaux le jour de la rentrée et qu’elle, elle sera à la maison, sans perspective. La dépression n’est pas loin sinon déjà là.
Nous avons engagé une procédure devant le juge pour faire valoir ses droits. Stress intense, coût financier… Mais que faire ? La 1ère générale en candidate libre avec le Cned pour une gamine hyper sociable que ses camarades portent? Ce sera là dernière piste..
Voilà.
Cauchemard scolaire. Années lumières entre les discours sur l’école inclusive et l’obscurantisme d’une part importante de l’institution scolaire. Établissement privé obnubilé par ses taux de réussite, enseignants pour la plupart non formés au Haut potentiel, volontier moqueurs.
Depuis 2 ans à leurs yeux notre fille est une godiche et moi une mère qui se voile la face.
Grande solitude, difficulté pour trouver un thérapeute aguérri que notre adorable fille ne baladera pas avec son sourire et son excellente capacité de caméléone.
Voilà.
Lu le message ce matin… tellement vrai… Tellement dur pour elle d’être celle qui casse les pieds à tout le monde depuis des mois, LE sujet. Et oui elle instrumentalise l’affaire pour nous faire tourner en bourrique, surdouée qu’elle est!
Dur pour nous de marcher sur ce fil entre bienveillance, “on est là ma chérie” et cadre et fermeté “attention là tu abuses!”
Nous sommes preneurs de tout conseil et/ ou soutien. Optimistes par nature et combatifs mais si difficile de prendre le recul qui serait tellement nécessaire…

Bonjour Enidlareg,
Oui, c’est tellement difficile de trouver un chemin parallèle lorsque les enfants s’écartent de la voie. Je n’ai pas de solution toute faite vous donner mais des pistes de réflexion :
– vous raccrocher au souhait de votre fille : si elle veut continuer en première générale, il reste malgré tout des possibilités :
– voir du côté du référent “élève à haut potentiel” de votre académie pour qu’il vous aide à trouver une solution, un lycée qui l’accepte
– envisager un cours à distance avec le soutien de l’enseignante spécialisée qui lui viendrait en aide (cned ou autre)
– les CIO, (s’ils sont ouverts) peuvent aussi vous orienter.
Avez-vous pris l’avis de l’enseignante spécialisée qui l’a suivie, a t-elle des pistes ou au moins un avis sur la poursuite en première ?