benbow77, le 22 février 2017 à 15 h 31 min
Je m’appelle Laurent, j’ai 42 ans et je vis en Seine et Marne. D’une première union sont nés Johannes (10 ans) et Julien (6 ans). J’ai divorcé par la suite et me suis remarié depuis avec la femme qui partage mes jours et mes nuits actuellement. De cette deuxième union vient de naître Lily (6 mois), qui prend donc place au sein de notre famille recomposée de 5 enfants maintenant puisque mon épouse a 2 filles de sa précédente union aussi.
Hier soir, mon ex épouse et moi avions rendez-vous chez la psychologue qui avait administré le WISC IV à Johannes. Test que nous avions demandé à passer suite à un comportement de plus en plus oppositionnel de johannes vis-à-vis de ses camarades de classe ou même de son institutrice. Il est actuellement en CM2 et ses résultats trimestriels sont excellents puisque 80% de ses moyennes sont à 20/20 (les deux autres sont à 18,5 lol). Bien que nous ressentions depuis toujours la précocité de Johannes avec tous les signes avant coureurs que j’ai pu lire depuis (acquisition du langage, richesse du vocabulaire, dévoreur de lecture,…) nous avions fermé les yeux là dessus, sa mère et moi. Pudeur, peur,… toutes ces raisons pour lesquelles nous n’avons pas agit avant ses 10 ans et pour lesquelles nous nous en voulons terriblement actuellement. Le résultat est donc tombé : 147 avec un ICV et un IRP à 148 tous les deux, un IMT à 135 et un décrochage sur la vitesse de traitement puisqu’à 125 mais cela est classique de ce que la psychologue nous a dit dans les profils comme celui de notre fils.
A l’heure actuelle donc se mèle dans les sentiments, de sa mère et de moi même, fierté, peur, culpabilité et angoisse : comment faire en sorte que notre fils puisse se développer de manière épanouissante tout en tirant parti de son potentiel ?
Force est de constater qu’au niveau de l’enseignement public, hors mis deux circulaires demandant juste à créer un environnement propice à la réflexin pour la prise en compte des EIP, rien de concret n’est fait et nous savons que Johannes, de par ses capacités intellectuelles mais sa faiblesse dans la gestion des émotions, n’ira que vers des problèmes en série s’il passe en 6eme l’année prochaine dans un établissement public “classique”. Le privé me direz-vous ?
Pourquoi pas, s’il y avait matière à … un établissement en Seine et Marne se targue d’appliquer des méthodes éducatives prenant en compte les besoins spécifiques aux EIP… mais en grattant la surface, vous apprenez de parents dont les enfants ont fréquenté cette établissement qu’il ne s’agit ni plus ni poins qu’une boite à bac où l’on pousse certes les élèves à se dépasser mais où seulement deux ou trois enseignants sont réellement formés à la prise en charge de tels besoins. Ces enseignants devant donc se partager les classes du CP jusqu’en terminale, leur présence est donc totalement inefficace dans une réelle prise en charge d’enfants comme Johannes.
Sortir du département ? là, nous sommes certains que notre fils ne tiendrait pas en internat à longueur de semaine loin de ses proches. De par ses besoins affectifs.
Nous en sommes là et l’avenir de notre fils nous inquiète sans avoir le début d’une solution.