Sixtine, le 5 juin 2019 à 12 h 10 min
Bonjour à tous,
Je suis une ado HP en seconde et j’aimerais aller en internat équestre à la rentrée 2019,
J’ai fait une dépression, et je vais arrêter de prendre les médicaments progressivement pendant les vacances d’été. Je fais une PPRE qui m’exclut des cours de Maths et de SVT pour que je puisse travailler seule (Maths parce que la classe avance très lentement, et que les professeurs ont tendance à se concentrer uniquement sur les élèves en difficulté, SVT parce que j’ai complété le programme jusqu’à la terminale en 3e)
J’ai un profil très diffèrent de celui des membres de ma famille (aussi HP), ce qui crée beaucoup de tensions, surtout avec ma mère, qui est en burnout. Je ne veux pas entrer en internat spécialisé pour les HP car je ne veux pas me concentrer uniquement sur l’aspect scolaire. En revanche, j’ai des difficultés concernant la motivation, et j’ai du mal à me forcer à faire ce que je n’ai pas envie de faire.
D’un côté, je risque d’être instable à la rentrée à cause de l’arrêt de mes antidépresseurs, et je serais loin de ma famille qui ne pourra pas intervenir en cas de problème. De plus, je suis plutôt introvertie, et j’ai souvent besoin de moments seule afin de me ressourcer. Un internat équestre à peu de chances de pouvoir m’offrir ce dont j’ai besoin du côté stimulation intellectuelle. Ma mère craint que je sois rejetée ou harcelée à cause de ma différence. Ma famille habite aussi en Chine, ce qui reste problématique pour les interventions d’urgence.
De l’autre côté, je m’adapte très facilement au changement et je pense que la nouveauté me distraira de mes problèmes actuels, et de l’arrêt des médicaments. Je suis plutôt indépendante et je pense que la distance entre moi et ma famille ne sera pas nécessairement un problème. Mon grand frère habite à Londres et nous contacte fréquemment, je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas faire de même. Bien que je sois introvertie, mon groupe de pairs à évolué du nombre de trois au nombre dix-sept en trois années, et bien que la présence des nouveaux venus m’ait initialement dérangée, je m’y suis habituée et je suis bien inclue dans le groupe.
J’ai toujours rêvé d’entrer en internat équestre, mais je n’ai pas jusqu’à maintenant osé demander à mes parents de me laisser y partir. Je pense que le côté manque de stimulation intellectuelle pourrait être compensé par le côté défi du sport, en effet je n’ai jamais eu de réelles difficultés scolaires et je comprends rapidement tout ce qu’on me transmet, cependant le sport ne peut pas simplement être « compris » et doit être travaillé afin d’être maîtrisé. Il est possible que je sois rejetée ou harcelée, mais j’ai évolué depuis la dernière fois et je pense être capable de réagir de manière plus adaptée. Finalement, j’ai de la famille en France et en Angleterre qui pourra intervenir en cas d’urgence, et j’aurais additionnellement l’occasion de me rapprocher de la famille que je ne vois qu’une ou deux fois par an à cause de l’emplacement de mon foyer actuel.
Je suis suivie par une psychiatre et une douisticienne à distance, le déménagement en France ne sera donc pas un problème. Ma psychologue ne pourra plus me suivre de toute manière car elle change de métier, et la neuropsychologue qui était sensée la remplacer pourra faire des appels vidéo.
Je compte en parler aux professionnels dès notre prochain rendez-vous, mais j’aimerais aussi des avis extérieurs.
Pensez-vous que cette transition est une bonne idée ?
Merci d’avance
Sixtine