Anonyme, le 21 juin 2013 à 21 h 56 min
Bonjour,
Je suis maman de 3 garçons et d’une petite poupette. Mon mari a été “détecté” précoce très jeune, et moi même, j’ai découvert chez moi cette particularité après des années de médiocrité à l’école et dans les études. Chez l’un comme chez l’autre, les difficultés ont été multiples, et les incompréhensions omni-présente. Le fait que la précocité importante de mon mari soit connue n’a rien changé à son parcours chaotique similaire au mien (à part le fait que ses parents l’aient plus poussés dans des études, qui ne lui ont d’ailleurs jamais été utiles professionnellement) .
Aujourd’hui, mon aîné, qui vient d’avoir 7 ans, a été détecté précoce par l’équipe enseignante de son école, qui lui a fait sauter le CP. Le changement de niveau ne lui a posé aucun problème, il semble très à l’aise et est plutôt en tête de classe, sans se fouler beaucoup. Il semble se plaire dans sa classe et avoir des camarades. Il est, de plus, bon en sport et excellent camarade, ce qui fait que tout parait rouler pour le mieux pour lui.
Dans ces condition, y a t-il un intérêt quelconque à lui faire passer un test? La psychologue scolaire nous a plutôt conseillé de ne rien faire, afin qu’il ne se retrouve pas avec une étiquette “précoce” sur le front, que la “carte” de son caractère ne soit pas trop clairement établie et qu’il ne soit pas enfermé dans les résultats obtenus. Je trouve qu’il y a du bon sens dans ce discours, mais d’un autre côté, il est peut-être possible que nous passions à côté de quelque chose ; en effet, au regard de mon propre parcours, je sais qu’un enfant peut cacher énormément de choses à ses parents, de façon plus ou moins consciente ou volontaire…
Donc si quelqu’un a des éclairages sur ce sujet, je suis preneuse!
Deuxième question :
Mon n°2 ne me semble pas être précoce, bien qu’ayant un caractère bien particulier. Me conseillez vous de le faire tester au cas où? C’est un petit garçon très charmeur et vif , mais qui manque beaucoup d’assurance, répond toujours que ça s’est mal passé à l’école quand on le lui demande (bien qu’il soit chouchouté au possible et qu’il ait de bons copains), fait la tête quand on lui offre un cadeau, a très peur de mal faire en classe et est donc très appliqué, et extériorise très peu ses sentiments. Donc difficile de savoir ce qu’il a dans le ciboulot! Est ce que le passage devant un psy, pour un enfant un peu fragile, ne peut pas être un peu anxiogène? voire culpabilisant (si je consulte, c’est que je ne suis pas bien tel que je suis…)…
Voilà, je me prends sans doute un peu (beaucoup!) la tête, mais je ne veux rien faire au hasard dans ce domaine…
PS : les deux plus jeunes sont encore trop petits pour que je me grille les neurones à leur sujet, ça viendra plus tard! 🙂