june, le 13 mars 2017 à 16 h 55 min
Bonjour,
Je suis la maman d’un petit garçon de 5 ans et demi et d’une petite fille de 7 ans et demi (21 mois d’écart exactement!) qui sont donc assez rapprochés en âge et très proches dans la vie (beaucoup de jeux en commun et de solidarité). Ils sont tous les deux TRES demandeurs (questions incessantes, grand besoin d’occupations et de réassurance…) et assez très peu autonomes pour les activités de tous les jours (toilette, habillage, utilisation des couverts…). Ils peuvent faire preuve, l’un comme l’autre, d’une grande qualité d’attention comme être très étourdis (aller à l’école en chaussons, oublier le cartable, renverser…).
Notre grande nous a toujours paru différente dans le rythme de ses acquisitions, dans ses réflexions; c’est pourquoi le bilan neuropsychologique a été pour nous une évidence quand les difficultés liées à l’école (rêveries, extrême lenteur, démotivation…) se sont accrues. Le diagnostic de très haut potentiel nous a confortés dans ce que nous pressentions mais m’a aussi beaucoup déstabilisée. Elle va à présent très bien, nous avons retrouvé la petite fille joyeuse que l’entrée en maternelle avait changée. L’équipe enseignante est dorénavant très à l’écoute et l’accompagne avec beaucoup de bienveillance (pour l’attention, l’organisation…).
Mes questions concernent dorénavant son frère, scolarisé en Grande Section. Il a, contrairement à sa soeur, d’emblée aimé l’école. Contrairement à sa soeur également, c’est un révolutionnaire! TOUT est négocié à la maison, et les frustrations, quoique de mieux en mieux gérées, conduisent très souvent à des cris et des pleurs! Il m’est bien moins facile de me positionner vis à vis de lui en termes d’éducation… Je me demandais également à côté de quoi nous passions pour qu’il soit si exemplaire à l’école et si différent à la maison… Quoiqu’il en soit n’ayant pas été habitués aux compliments de l’école pour notre grande nous appréciions les louanges faites au sujet de notre petit et l’en complimentions. Mais voilà, depuis la rentrée des vacances de Noël il ne veut plus aller à l’école, pleure beaucoup au moment de la séparation et aussi dans la journée (il craint que son papa qui travaille à domicile et s’occupe beaucoup d’eux ne vienne pas le récupérer à l’école -peur qu’il ait un accident, qu’il meure…-). Nous avons rencontré la maîtresse qui est très embêtée pour notre petit bonhomme, d’autant qu’elle l’a connu bien différent, mais nous n’arrivons pas à comprendre ce qui a pu se passer. Nous avons donc pris contact avec une psychologue et envisageons également une psychométrie (ce que la maîtresse n’a jamais évoqué). Ces démarches semblent l’apaiser… Toutefois, si nous n’étions pas déjà sensibilisés au haut potentiel, nous n’y aurions pas pensé pour notre fils. Il est vrai qu’il a appris à lire seul, comme son aînée, mais présentant des confusions de sons (a/e ou/on…) il n’est pas encore autonome. Et nous pensions que ses centres d’intérêts plutôt riches et variés venaient de la stimulation d’une soeur plus âgée. Je me sens donc mal à l’aise à l’idée de de ce bilan et ai peur de ne pas trouver les mots justes après les résultats. Car, s’ils sont presque fusionnels, on ressent de plus en plus de compétition entre eux. Notre fille a sauté son C.P. et je crois notre fils inquiet à la perspective d’y aller, lui, dans ce fameux C.P.!
Merci beaucoup de m’avoir lue et pour les conseils que vous pourrez nous apporter,
A bientôt